Retourner à la page d'accueil



LA TELEGESTION
   où comment garder un oeil sur le réseau en permanence
 
   C'est en 1999 que le Syndicat Intercommunal d'Alimentation en Eau Potable de la Faye décide d'installer la télégestion dans ses réservoirs afin de surveiller en permanence l'état du réseau de distribution. Cette page vous explique comment fonctionne ce système.

    Avant que n'apparaissent les systèmes de télégestion (appelés également télésurveillance ou télétransmission), le technicien qui voulait savoir ce qui se passait sur son réseau était obliger de se rendre physiquement dans les réservoirs pour contrôler leur niveau de remplissage et d'observer les compteurs divisionnaires pour connaître le débit instantané. Evidemment, cette méthode fastidieuse n'était pas appliquée régulièrement et ne donnait au technicien qu'une information à un moment précis sans possibilité de savoir ce qui se déroulait durant le reste de la journée.

   Avec le développement de nouvelles technologies et l'apparition des sondes de niveau et des compteurs d'eau à impulsions, les distributeurs d'eau ont trouvé un moyen répondant à leur problème de connaissance permanente de l'état du réseau. Il ne manquait plus alors qu'à trouver un système capable de synthétiser les données provenant de ces sondes et de ces compteurs, et qui soit capable de transmettre ces données instantanément au technicien pour qu'il puisse les exploiter le plus rapidement possible. Et c'est avec le développement de la micro-informatique que ce dernier problème sera réglé. Dorénavant, de véritables mini-ordinateurs seront installés dans les réservoirs d'eau potable qui seront équipés de sondes de mesures, de capteurs et de compteurs à impulsions. Ces mini-ordinateurs transmettent alors par voie téléphonique leurs informations vers un unique ordinateur chargé de faire la synthèse de toutes les données et de les présenter le plus clairement et synthétiquement possible au technicien. Le principe de fonctionnement de la télégestion est né et il ne reste plus alors qu'à le généraliser à tous les réservoirs.
 
Agrandir l'image
Principe de fonctionnement de la télégestion
 
   Les mini-ordinateurs placés dans les réservoirs sont appelés par les fabriquants de systèmes de télégestion des postes locaux. L'ordinateur chargé de recueillir toutes les données en provenance des postes locaux est appelé le poste central. Il y a donc un poste local par réservoir et un seul poste central pour tout le réseau. Ce dernier est relié à un ordinateur classique muni d'une interface utilisateur qui permet au technicien de consulter les données des postes locaux. Cette dernière procédure sera détaillée un peu plus loin dans cette page. Les postes locaux et centraux sont donc des mini-ordinateurs capables de recevoir les données provenant des divers sondes et capteurs placés dans les réservoirs. Voici à quoi ressemble ces postes :
 
Différentes gammes de postes locaux
(modèle S50 de Sofrel)
 
 
   Un poste local est placé dans un réservoir à l'intérieur d'une armoire électrique comme le montre l'image suivante dans le réservoir de Chamaly. On peut apercevoir sur cette image :

      1 - les disjoncteurs électriques.
      2 - le poste local S50 ou S550 avec ses connecteurs de couleur verte.
      3 - la batterie de secours d'une autonomie de 24 heures.
      4 - la connexion à une prise téléphonique.
 
Agrandir l'image
Poste local de télégestion dans son armoire électrique
réservoir de Chamaly
 
   Sur le territoire du Syndicat de la Faye, tous les réservoirs ne sont pas équipés de télégestion. La raison en est simple. D'une part, le Syndicat a de nombreux réservoirs, 18 au total, et l'installation de la télégestion dans un réservoir coûte cher car il faut installer l'électricité et une ligne téléphonique. Suivant le lieu où se situe le réservoir, ces installations sont parfois impossibles car les réseaux électriques et téléphoniques sont trop éloignés. Et d'autre part, il n'est pas utile d'installer la télégestion dans tous les réservoirs car certains d'entre eux sont de petite taille, inférieure à 50 m3, et n'alimentent que peu de consommateurs. La télégestion doit donc être mise en place dans les endroits stratégiques du réseau, c'est à dire dans les réservoirs de forte capacité et qui alimentent de nombreux abonnés. Ainsi, 12 réservoirs sont télégérés sur les 22 que comptent le Syndicat de la Faye, il s'agit :

      1 - du réservoir de l'Arbre
      2 - du réservoir du Brugeron
      3 - du réservoir du Chalard
      4 - du réservoir de Piboulet
      5 - du réservoir de la Bourboulhouse
      6 - du réservoir du Bouy
      7 - du réservoir de Chamaly
      8 - du réservoir d'Olliergues
      9 - du réservoir de Lafont
      10 - du réservoir du Fraisse
      11 - du réservoir du bourg de Saint-Amant-Roche-Savine
      12 - du réservoir de La Fayolle

   Dans ces réservoirs, les paramètres mesurés sont le niveau d'eau dans la réserve (niveau haut, niveau bas et niveau exact) et le débit mesuré par les compteurs à l'arrivée du réservoir et au départ.

   Le niveau de l'eau dans le réservoir est mesuré par une sonde de niveau qui est installé dans la réserve. Cette sonde détecte l'interface entre l'eau et l'air, et peut donc mesurer le niveau dans la réserve au centimètre près. A cela s'ajoute des poires de niveau haut et bas. Il s'agit de flotteurs dont la position change suivant le niveau d'eau dans la réserve. Une poire est placée au niveau le plus haut et une autre au niveau le plus bas, c'est à dire à quelques centimètres au-dessus de la conduite de départ d'eau qui se trouve dans la réserve. Lorsque l'eau monte trop haut dans la réserve, la poire de niveau haut se retourne et envoie un signal au poste local situé dans l'armoire électrique du réservoir. Le poste local envoie alors une alarme au poste central qui va prévenir, par un signal sonore et par un appel sur le téléphone d'astreinte, le technicien que le réservoir déborde. A l'inverse, lorsque la poire de niveau bas se retourne, elle reprend alors sa position normale c'est à dire verticale, le technicien est prévenu que le réservoir est vide (en réalité il est prévenu avant que le réservoir soit complètement vide pour lui laisser le temps d'intervenir). Cela fait donc trois types d'informations qui peuvent être fournies aux postes locaux. Il y a donc trois câbles qui sont reliés à l'armoire électrique du réservoir. Ces trois câbles sont visibles sur les images suivantes :
 
Agrandir l'image
Sonde de niveau
(en bleu),
poire de niveau haut
et
poire de niveau bas
Agrandir l'image
Poire de niveau haut et bas et sonde de niveau (en bleu)
 
   Le débit de l'eau qui arrive dans le réservoir et qui en repart est mesuré à l'aide de compteurs à impulsions. Sur le même modèle que les compteurs utilisés pour la radiorelève, ces compteurs sont équipés d'une mollette aimantée qui font un tour tous les 10 litres ou tous les 100 litres. Une tête émettrice est fixée sur le compteur au niveau de la mollette aimantée et va transformer les tours effectués par la mollette en impulsions électriques. Ainsi, une impulsion électrique correspondra à 10 ou 100 litres suivant le pas que l'on aura choisit pour le compteur et la tête émettrice. La tête émettrice est reliée au poste local par un câble et va donc transmettre en temps réel les informations qu'elle reçoit du compteur. Ainsi, le technicien peut connaître à n'importe quel moment le débit de n'importe quel compteur à l'intérieur d'un réservoir et donc savoir s'il y a une fuite ou pas. De même, si le débit est trop important par rapport à une limite fixée au préalable, le poste central envoie une alarme au technicien pour que ce dernier intervienne le plus rapidement possible. L'image suivante montre le montage des têtes émettrices sur les compteurs divisionnaires du réservoir de Piboulet :
 
Agrandir l'image
Compteurs divisionnaires équipés de têtes émettrices pour la télégestion
réservoir de Piboulet
 
 
   On voit donc que plusieurs types de données peuvent être transmises aux postes locaux : niveau haut de réservoir, niveau bas, niveau exact, débit mesuré par les compteurs. A cela s'ajoute également l'indication des disfonctionnements à l'intérieur du réservoir comme une coupure d'électricité ou un défaut de transmission (à cause de la rupture d'un câble téléphonique par exemple). Chacun de ces disfonctionnements déclenchent une alarme qui prévient immédiatement le technicien d'astreinte. Enfin, il faut ajouter également la détection d'infraction qui a été installé récemment sur les portes d'entrée des réservoirs selon les directives prescrites par le Plan Vigipirate Renforcé.

    Tous ces paramètres sont donc accessibles au technicien via le poste central qui est relié à un ordinateur classique. Cet ordinateur se trouve au siège administratif du Syndicat de la Faye, rue de la Confrérie à Augerolles. Lorsque le technicien souhaite consulter les informations concernant un réservoir donné, il le fait en utilisant l'interface graphique suivante :
 
Agrandir l'image
Synoptique général du réseau apparaissant sur le logiciel de télégestion
 
   Lorsque le technicien démarre le logiciel de télégestion de l'ordinateur (logiciel PCWin de Sofrel), le premier écran qui apparaît est un synoptique général du réseau. Il s'agit en réalité d'un synoptique simplifié sur lequel les principaux réservoirs et captages du réseau sont représentés graphiquement comme le montre l'image précédente. Pour voir le synoptique détaillé du réseau du Syndicat vous pouvez vous rendre à la page synoptique.

   Le technicien sélectionne ensuite un réservoir en cliquant sur la pastille jaune correspondante. Il apparaît alors une seconde interface graphique. L'image suivante vous montre l'exemple de l'interface du réservoir de Piboulet.
 
Agrandir l'image
Interface graphique du réservoir du Bouy utilisée pour la télégestion
 
   Les différents éléments de l'interface graphique sont les suivants :
      1 - affichage en temps réel des index des compteurs de départ vers Courpière et Aubusson d'Auvergne.
      2 - affichage en temps réel des débits d'eau au départ de Courpière et d'Aubusson d'Auvergne.
      3 - alarme indiquant une intervention technique sur le poste local (vert si pas d'intervention et rouge si intervention).
      4 - alarme indiquant une coupure d'électricité dans le réservoir.
      5 - alarme indiquant que le niveau du réservoir est trop bas.
      6 - alarme indiquant que le niveau du réservoir est trop haut (débordement).
      7 - affichage en temps réel du niveau de l'eau dans le réservoir.
      8 - bouton de commande permettant de réactualiser les données affichées.
      9 - état de la transmission entre le poste local et le poste central (normal ou défaut).
      10 - état du poste local dans le réservoir (fonctionnement normal ou défaut, fonctionnement sur batterie ou non, fonctionnement sur courant alternatif ou non).

   Le technicien réactualise les données qui sont affichées en cliquant sur le bouton de commande noté 'INTERROGATION'. A ce moment, le poste central interroge le poste local situé dans le réservoir. Une connection est établie entre les deux mini-ordinateurs par l'intermédiaire d'une ligne téléphonique. Le poste central 'téléphone' au sens propre du terme au poste local. Ainsi, tous nos réservoirs ont leur propre numéro de téléphone. A l'inverse, losrqu'une alarme intervient, c'est le poste local qui 'téléphone' au poste central.

   Le technicien bénéficie également de plusieurs outils pour surveiller l'état du réseau. Ainsi, il peut consulter l'historique des débits et des hauteurs d'eau enregistrés toutes les heures par les postes locaux. Il a également à sa disposition l'historique des alarmes intervenues sur n'importe quels réservoirs du réseau, et tous les matins, un bilan journalier est imprimé par l'ordinateur relié au poste central et permet de faire la synthèse des consommations d'eau de la veille. Ainsi, le technicien peut voir, sans se déplacer, si un réservoir a vu son niveau d'eau anormalement baissé durant la journée ou si le débit mesuré par un compteur a été anormalement élévé, ce qui signifierai la présence d'une fuite sur le réseau.

   La télégestion permet donc de surveiller à distance le réseau d'alimentation en eau potable et de connaître à tout moment les quantités d'eau disponibles. Avec cette technologie, les fuites sont rapidement localisées et les agents peuvent intervenir plus rapidement qu'auparavant. Enfin avec les alarmes, que se soit pour les défauts de transmission, les coupures électriques, la détection d'infraction, les surdébits ou le débordement d'un réservoir, les employés du Syndicat de la Faye peuvent intervenir plus rapidement jour et nuit, et 7 jours sur 7, pour solutionner un problème survenu sur le réseau.
 

 

© 2021 - Syndicat Intercommunal d'Alimentation en Eau Potable de La Faye - 6 rue de l'église - 63930 AUGEROLLES
Tél : 04.73.53.56.53 - Fax : 04.73.53.54.04 - E-mail : siaep.faye@free.fr