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CAPTAGES
   les ouvrages les plus importants du réseau
 

   Les captages sont les ouvrages les plus importants du S.I.A.E.P. de La Faye car ils produisent l'eau qui va alimenter l'intégralité du réseau de distribution.

   Sur le S.I.A.E.P. de La Faye, ces ouvrages sont uniquement des captages de source d'eau souterraine. La plupart de ces sources sont issues de fissures dans le socle granitique caractéristique du Massif Central et de l'Auvergne. Cela signifie que l'eau circule rapidement sous terre contrairement aux nappes phréatiques que l'on rencontre dans les régions calcaires. Les sources captées par le S.I.A.E.P. de La Faye sont peu profondes, elles sont donc très influencées par les précipitations. Notre ressource en eau est donc très fragile tant au point de vue de la qualité que de la quantité. C'est pour cette raison que le S.I.A.E.P. de La Faye a entamé une procédure de périmètre de protection afin de garantir la sécurité de l'alimentation en eau. Cette procédure est actuellement en cours d'achèvement.

   L'ensemble des captages du S.I.A.E.P. de La Faye produisent à eux tous et en moyenne000 m3 d'eau potable par jour avec une pointe à 8 940 m3 par jour (en avril 2005) et un minimum de 1 050 m3 par jour (en septembre 2003). Pour tout connaître sur la production des captages vous pouvez aller ici.

   Les captages sont des ouvrages la plupart du temps construits en béton et enfouis à plusieurs mètres dans le sol.

 
Captage de Puy-Gros 3 et son périmètre de protection immédiate

Captage de Puy-Gros 3 et son périmètre de protection immédiate
 
   Lors de la conception d'un captage, la première étape consiste à dégager la source repérée par un hydrogéologue puis de creuser jusqu'à trouver le socle rocheux imperméable. La deuxième étape consiste à positionner le ou les drains afin de capter le maximum d'eau. Enfin, la dernière étape consiste à construire l'ouvrage en lui-même et à remblayer la fouille par dessus les drains.

   Tous les captages sont à peu près constitués des mêmes éléments qui sont :

      1 - un drain : il s'agit d'un tuyau en béton ou en plastique percé de petits trous afin que l'eau puisse passer à travers. Il capte la source que l'on a préalablement repérée. La plupart du temps il y a deux drains qui forment un V en direction de la source afin de capter un maximum d'eau. On peut également rencontrer trois drains réunis sous forme de patte d'oie. Le tuyau qui arrive dans le captage n'est pas l'extrémité du drain mais un simple tuyau aux parois pleines qui prolonge le drain. Ceci évite de capter des eaux parasites dues à la pluie. Les drains sont toujours placés sur la source repérée. Il peut également y avoir plusieurs drains qui captent plusieurs sources pour un seul captage.

      2 - un bac de décantation : comme son nom l'indique, il reçoit l'eau du drain et permet à celle-ci de se débarrasser des éventuels grains de sable qu'elle pourrait charrier en passant dans le drain. D'une capacité modeste, 1 à 2 m3, on appelle un captage "captage-réservoir" lorsque le bac de décantation peut contenir un volume supérieur. Par exemple, le captage-réservoir de la Chambade sur la commune d'Olmet à une capacité de 20 m3 et ceci pour satisfaire la consommation de plusieurs habitants. Il s'agit en fait de petits réservoirs dans lesquels coulent une ou plusieurs sources. Le sable accumulé au fond du bac de décantation est évacué lors des nettoyages annuels. Ce sable ne peut pas passer dans la conduite de départ du captage car celle-ci se situe toujours quelques centimètres au dessus du fond du bac.

      3 - une vidange : pour nettoyer un captage, il faut pouvoir vider le bac de décantation. C'est grâce à la vidange située au fond du bac que l'on peut vider ce dernier. Elle fonctionne comme le siphon d'un évier qu'on débouche à cette différence près que le bouchon est ici une bonde de surverse, c'est à dire un tuyau en plastique placé verticalement dans le trou de la vidange. Cette bonde sert également d'évacuation pour le trop-plein du captage. Le fond du bac de décantion est fait de telle façon que l'eau s'écoule vers la vidange, c'est le point le plus bas du bac de décantion. On vidange le bac de décantation en retirant le tuyau de trop-plein de la vidange comme on le ferait en retirant le bouchon du siphon d'un évier.

      4 - un trop-plein : il peut arriver que le captage déborde lorsque ce dernier produit plus d'eau qu'il ne s'en consomme. Pour éviter que l'eau ne passe par dessus le mur du bac de décantation et ne se retrouve dans la chambre de visite, le bac de décantation est muni d'un trop-plein ou bonde de surverse. Il s'agit d'un tuyau en plastique d'assez large section enfoncé verticalement dans le trou constitué par la vidange situé au fond du bac. La hauteur de ce tuyau est légèrement inférieur de quelques centimètres à la hauteur du bac de décantation ce qui fait que lorsque l'eau monte trop haut dans le bac elle tombe par surverse dans le tuyau de trop-plein. L'eau est ensuite dégagée par la vidange et évacuée en dehors du captage.

      5 - une crépine : la crépine se fixe à l'entrée de la canalisation qui part du captage pour aller alimenter les réservoirs. Elle s'installe à l'intérieur du bac de décantation. Il s'agit d'une pièce en plastique, parfois en inox, qui a pour but d'arrêter d'éventuels débris, comme des brindilles par exemple, avant qu'ils n'entrent dans la canalisation. La crépine est une sorte de gros filtre qui effectue un dégrillage sommaire sur l'eau.
Captage de Puy-Gros 1 et les éléments le constituant

Captage de Puy-Gros 1 : arrivée du drain, bac de décantation,
tuyau de vidange / trop-plein et crépine
 
      6 - une chambre de visite : appelée aussi chambre sèche ou chambre de vannes, c'est la partie du captage où les agents d'entretien peuvent venir pour faire des prélèvements d'eau ou mesurer les débits. Pour des raisons d'hygiène et de sécurité, il est impératif de rester dans cette partie du captage pour ne pas contaminer l'eau captée. La chambre de visite contient la vanne, le compteur et l'échelle du captage. C'est dans cette partie que se trouvent également les aérations (soit par la cheminée du capot soit par les grilles moustiquaires). La chambre de visite présente également une évacuation d'eau en son point le plus bas (appelée grille d'évacuation ou puisard) qui est utilisée lors des nettoyages annuels de la chambre de visite.

      7 - une vanne : la vanne, appelée aussi vanne de sectionnement ou robinet d'obturation, permet de déconnecter le captage du reste du réseau. C'est utile lors du nettoyage du captage pour ne pas envoyer d'eau salie dans le réseau, ou bien lorsqu'une contamination est décelée pour interrompre l'adduction vers les réservoirs. Le schéma suivant montre le fonctionnement d'une vanne à opercule :
 
Principe de fonctionnement d'une vanne de sectionnement

Principe de fonctionnement d'une vanne de sectionnement
Modèle : RVOC-ES (Ramus Industrie)
 
      8 - un compteur : la présence d'un compteur n'est pas systématique dans les captages car généralement, l'eau produite va directement dans un réservoir où se trouve déjà un compteur divisionnaire. Il sert surtout dans les captage-réservoirs pour connaître la consommation des habitants alimentés par ce captage. Le compteur ne mesure donc pas la production du captage car lorsqu'il y a trop d'eau, celle-ci part en surverse par le tuyau de trop-plein et n'est pas comptabilisée.

      9 - une grille d'évacuation : indispensable pour nettoyer la chambre de visite, la grille d'évacuation, appelée aussi puisard, permet d'évacuer l'eau de nettoyage de la chambre. Cette sortie est reliée à la conduite de la vidange et du trop-plein pour sortir l'eau en dehors du captage. Au cas ou le trop-plein serait bouché, la grille d'évacuation permet de vider la chambre de visite de l'eau qui déborde du bac de décantation.

      10 - une aération : dans un milieu confiné comme celui d'un captage où beaucoup d'eau se retrouve dans une petite pièce, des problèmes de condensation sur les murs apparaissent et risquent de dégrader le béton de l'ouvrage. Pour éviter ceci, des aérations sont placées en haut des ouvrages (cheminée d'aération par le capot, aérations murales avec grilles moustiquaires) ce qui a pour conséquence d'assécher l'air à l'intérieur du captage. Ces entrées d'air sont en revanche une ouverture pour les insectes (moustiques), c'est pour cela qu'elles sont protégées par des grilles moustiquaires à mailles très fines.

      11 - un accés : soit par une porte métallique soit par un capot au sommet du captage. Dans les deux cas, il faut impérativement que l'accés possède un joint d'étanchéité pour éviter l'intrusion des insectes.

      12 - un clapet anti-retour en sortie de vidange : toujours pour empêcher l'intrusion d'insectes ou de petits animaux dans le captage, la sortie de la vidange située à l'extérieur du captage doit être équipée d'un clapet anti-retour muni d'un joint en caoutchouc. Cette sortie permet d'évacuer l'eau du captage lorsque celui-ci est vidangé ou lorsque l'eau déborde par le trop-plein ou lorsque l'on nettoie la chambre de visite et que l'eau s'évacue par le puisard. Fortement recommandés par les services de la D.D.A.S.S., ces petits clapets sont malheureusement difficiles à trouver dans le commerce.

      13 - une borne de localisation du drain : afin de pouvoir repérer le drain et son orientation par rapport au captage, il est impératif de positionner au sommet du drain, lors de la construction du captage, une borne en béton d'un mètre de haut. Malheureusement, rares sont les captages ayant bénéficié de la mise en place d'une borne lors de leur conception.

   Le schéma suivant vous permettra de mieux comprendre le fonctionnement d'un captage et de ses différents éléments :
Agrandir le schéma du captage

Schéma de fonctionnement d'un captage
 

   Voici la liste des 33 captages que possèdent le S.I.A.E.P. de La Faye. Ils sont classés suivant la commune où ils se situent. Vous pouvez cliquer sur leur nom pour consulter leur fiche signalétique.

Sur la commune du Brugeron :                             

01 - Captage de Puy-Gros 1                             
02 - Captage de Puy-Gros 2                             
03 - Captage de Puy-Gros 3                             
04 - Captage de Puy-Gros 4                             
05 - Captage de Puy-Gros 5                             
06 - Captage de Piroux                                    
07 - Captage de Ferrouillat 1
08 - Captage des Fanges 1                               
09 - Captage des Fanges 2                              
10 - Captage de Ponchon                                 
11 - Captage de Tourlonias                               
12 - Captage des Echelettes                                 
                                                                   
Sur la commune de la Chambonie (42) :              
                                                                   
13 - Captage de Ferrouillat 2

Sur la commune de Saint-Amant-Roche-Savine :

14 - Captage de Lafont
15 - Captage de Chevalier Haut
16 - Captage de Barbaliche
17 - Captage des Gouttes Haut
18 - Captage des Gouttes Bas

Sur la commune d'Olmet :

19 - Captage d'Olmet 1
20 - Captage d'Olmet 2
21 - Captage-réservoir de La Chambade
22 - Captage-réservoir de Montpellat
23 - Captage-réservoir de Montguillet
24 - Captage-réservoir de Fétus

Sur la commune d'Augerolles :

25 - Captage-réservoir de La Brousse
26 - Captage de la Loubière
27 - Captage du Trévy
28 - Captage de La Faye n°1
29 - Captage de La Faye n°2
30 - Captage de La Faye n°3
31 - Captage de La Faye n°4
32 - Captage de La Faye n°5

Sur la commune de la Renaudie :

33 - Captage de Rocher du Garret

 

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